Hiver en serre : un éclairage LED horticole rentable sans compter sur les primes

En hiver, la lumière naturelle ne suffit plus en serre. Cette année, les primes CEE pour l'éclairage LED se sont fortement réduites, et l'énergie reste le premier poste de dépense. Un projet d'éclairage doit donc être rentable par lui-même.

À retenir :

  • Sur tomate, dans le Sud-Est, l'éclairage d'appoint est utile d'octobre à début avril.
  • Les primes CEE sur les luminaires LED des bâtiments tertiaires, industriels et résidentiels sont supprimées depuis le 25 février 2026.
  • Les bons luminaires LED se valent de plus en plus. La différence se fait sur la mesure et le pilotage.
  • Retrouvez VGD au SIVAL, à Angers, du 12 au 14 janvier 2027.

Moins d'aides CEE pour les LED

Un arrêté du 23 février 2026 a supprimé les trois fiches CEE qui finançaient les luminaires LED (BAT-EQ-127, IND-BA-116 et BAR-EQ-110). Depuis le 25 février 2026, aucun nouveau projet ne peut en bénéficier.

Ces fiches concernaient les bâtiments tertiaires, industriels et résidentiels. Le catalogue des fiches agricoles a lui aussi été revu en juin 2026. Avant de compter sur une prime pour votre serre, vérifiez avec votre obligé CEE ce qui reste finançable.

Il reste trois solutions :

  • L'opération spécifique CEE : un dossier sur mesure, plus long à monter, possible pour les gros projets.
  • Les autres fiches CEE agricoles (stockage d'eau chaude, écrans thermiques, régulation…) : elles financent d'autres travaux et allègent le budget total.
  • Le leasing : vous payez par mois, et les économies d'électricité couvrent une partie des mensualités.

Dans tous les cas, il faut calculer la rentabilité à partir des données réelles de votre serre.

Ce que 2026 nous a appris

Le ministère de l'Agriculture (Agreste) prévoyait en mai une production française de tomates de 494 900 tonnes, en baisse de 1 %. Deux raisons concernent l'éclairage :

  • dans le Sud, les producteurs ont planté plus tard pour réduire leur facture d'énergie ;
  • en février 2026, les cultures ont manqué de lumière.

Planter tard ou manquer de lumière, c'est récolter moins au moment où les prix sont les meilleurs. C'est là qu'un éclairage d'appoint bien dimensionné est rentable.

Le CTIFL a calculé qu'une tomate a besoin d'environ 20 mol de lumière par m² et par jour. Dans une serre du Sud-Est, le soleil ne suffit pas d'octobre à début avril. C'est donc maintenant que se prennent les décisions pour cet hiver.

Les serristes cherchent aussi à moins dépendre du gaz. En Bretagne, la coopérative Solarenn étudie le photovoltaïque et les pompes à chaleur. Les Serres du Frety installeront une chaudière électrique en 2027. Plus une serre consomme d'électricité, plus chaque kWh d'éclairage compte.

Technologie : bien piloter compte autant que bien choisir

En 2026, un bon luminaire LED horticole produit 2,7 à 3,0 µmol de lumière par joule. Une lampe sodium (HPS) transforme environ 30 % de l'électricité en lumière utile aux plantes, une LED plus de 50 %. Entre deux bons luminaires LED, l'écart est faible. Entre une installation pilotée et une installation allumée en continu, il est important.

Les grands fabricants vont dans ce sens. En octobre 2026, Signify a présenté un producteur coréen qui élève ses plants de concombre uniquement sous LED, avec des plants réguliers toute l'année.

Trois questions à se poser :

  1. Combien de lumière vos plantes reçoivent-elles chaque jour ? Sans mesure, on éclaire au hasard.
  2. L'éclairage s'adapte-t-il au soleil ? Baisser l'intensité les jours clairs évite de payer de la lumière inutile.
  3. Le spectre convient-il à votre culture ? Un spectre complet bien choisi coûte souvent moins cher qu'un luminaire à plusieurs canaux.

Chez VGD, un capteur mesure en continu la lumière reçue par la plante (quantité et couleurs), et la box de pilotage règle les luminaires en fonction.

Fermes verticales : l'énergie avant tout

Jungle, l'une des plus grandes fermes verticales de France, à Château-Thierry, avait levé 42 millions d'euros en 2021. Elle a été liquidée en juin 2024, en partie à cause de la hausse du prix de l'électricité. Agricool et Infarm ont connu des difficultés proches.

Quand toute la lumière est artificielle, la rentabilité dépend du rendement des luminaires et de leur pilotage. Les projets qui tiennent visent des cultures à forte valeur (plants, aromatiques, recherche, in vitro) et n'éclairent que ce qui est nécessaire.

Avant le cœur de l'hiver : 4 étapes

  1. Mesurer la lumière reçue dans la serre pendant quelques semaines.
  2. Simuler le projet : nombre de luminaires, puissance, consommation. Notre simulateur donne une première estimation.
  3. Faire auditer l'installation existante pour savoir s'il faut remplacer, compléter ou mieux piloter. Voir notre audit lumière.
  4. Calculer la rentabilité sans compter sur une prime, puis choisir le financement : achat, leasing ou opération spécifique CEE.

VGD accompagne maraîchers, horticulteurs, semenciers et laboratoires. Demandez un devis gratuit : réponse sous 48 heures.

Agenda : SIVAL 2027

Le SIVAL, salon des techniques de production végétale, a lieu du 12 au 14 janvier 2027 au Parc des expositions d'Angers. Entrée gratuite pour les professionnels. VGD sera présent sur le salon : venez nous rencontrer pour parler de votre projet d'éclairage.

Sources

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